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J’arrose mes plantes avec des Oyas
En quelques mots !

Il est primordial de recréer un lien fort avec la nature

Les Oyas sont des outils malins pour s’adapter aux sécheresses

Un système vieux de plus de 4000 ans

« Il semble avoir un peu soif ton basilic … ». Plus de 2L d’eau par jour administrés soigneusement dans ma jardinière où basilic côtoie ciboulette, menthe … et mon basilic a soif ! C’est bien tout le problème d’un arrosage ponctuel important : la plante n’est pas capable d’absorber autant d’eau d’un coup, elle est soumise à un stress hydrique important, et enfin, en période de forte chaleur, une grande partie de l’eau s’évapore. C’est bien pour cela que l’on revient à ce geste de manière quotidienne. Bref, cela consomme de l’eau, du temps et de l’énergie. Une solution à proposer ? Un jour, on m’a parlé des oyas …

Plusieurs personnes se sont creusées la tête pour arranger des systèmes permettant la distillation petit à petit de l’eau, souvent en plastique. L’oya est un système vieux de plus de 4000 ans, de pots en céramique micro-poreux à enterrer, qui, une fois rempli d’eau, va laisser progressivement échapper de l’eau au fur et à mesure des besoins de votre plante. Fabriquées par une entreprise en France, dans l’Hérault, en matériau naturel et biodégradable, par des artisans potiers. De contenances diverses (0,3L, 1.5L, 5L, 10L) afin de s’adapter à la taille et besoins de celles-ci, elles ont un coût entre 9,5 à 22,50 euros pour les oyas à enterrer. Pour l’hiver, pas besoin de les déterrer : elles résistent au froid jusqu’à -10°. Il suffit de les vider et de les pailler au-dessus du couvercle. Elles vous font économiser 50 à 70% d’eau, permettent un arrosage 3 fois moins fréquent et évitent le stress hydrique ! Oui …. mais cela ne s’adapte pas à mes plantes d’extérieur ou d’intérieur en pot ? Difficile effectivement d’enterrer quoi que soit …. mais il existe des oyas à planter où seule la pointe est enfoncée dans la terre qui garantissent le même effet.

Un investissement bien rentabilisé

C’est le cas de ma jardinière où trônent 2 petites oyas depuis cette été. Résultat : je suis passée de 2L/jour à remplir 2 oyas de 0,3L 3 fois par semaine cet été et en automne-hiver de manière hebdomadaire. Mon basilic est encore en vie en décembre ! Que dis-je, je fournis collègues et amis 1 fois le mois car il me faut le tailler ! Je ne vous raconte pas dans mon jardin. Au passage, pratique quand on n’est pas chez soi ! De plus, il existe des oyas à planter « nature » ou travaillées avec de la céramique émaillée : choisissez vos couleurs pour le plaisir des yeux !

Les oyas sont encore utilisées en Afrique, là où la mécanisation n’est pas encore trop présente et se positionnent comme alternative à l’irrigation importante comme au Canada. Cela reste un investissement de base mais vite rentabilisé tant vous allez préserver votre eau, votre temps et votre énergie tout cela dans le respect de votre flore locale …

Anne Patsouris
L'auteur :  Anne Patsouris

Anne a 34 ans et elle vit à côté d'Angers.

Anne a 34 ans et elle vit à côté d'Angers.

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