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J’accueille un réfugié chez moi
En quelques mots !

Les migrants climatiques seront des centaines de millions dans les prochaines décennies

Il est primordial de voir l’Autre comme une richesse plutôt que comme une menace

Des associations facilitent l’accueil de réfugiés partout en France

Accueillir des personnes réfugiées sous notre toit a changé notre vie

Entourée d’amis étrangers, je glissais pourtant jusqu’à il y a peu sous la même étiquette « réfugiés » toutes les personnes réfugiées du monde, sans trop réfléchir. Pourtant, une personne réfugiée, c’est, bien avant d’être « réfugiée », une personne tout court. Avec une famille, une histoire, des goûts, un caractère… Un « migrant » c’est juste une personne comme une autre, qui quitte son pays et parfois tous ceux qu’il aime non par souhait mais par obligation, à cause de la guerre, de la famine, de bouleversements climatiques, de persécutions, de conditions de vie inhumaines…

Et souvent, à son arrivée en Europe, il n’est malheureusement pas le bienvenu. Une personne d’une autre couleur, d’une autre langue, d’une autre culture, parfois d’une autre religion, ça fait « peur ». Et pourtant ouvrir grand sa porte à une personne réfugiée, nous ça a changé nos vies !

Comment tout a commencé…

Nous, c’est ma fille Inès et moi.En 2016, j’ai découvert sur le net le programme J’accueille (anciennement CALM – Comme à la maison), lancé par l’association SINGA. Accueillir quelque temps une personne réfugiée à la maison, c’était une chouette idée. N’allez pas croire que c’était une évidence pour nous ! Non, on se voyait accueillir pour 15 jours, et déjà je m’en faisais toute une montagne…

Entre appréhension et excitation, Inès et moi avons accueilli Tsering en juin 2016, une Tibétaine d’une quarantaine d’années avec un sourire immense. On lui a expliqué les règles de la maison (oui je suis trèèèèès maniaque) et installé dans notre petite chambre d’amis. Le lendemain, on avait une nouvelle colocataire à part entière, une semaine après, un nouveau membre de la famille, et au bout de 15 jours, on s’est engagées pour 5 mois. Moins d’un an plus tard, on a accueilli pour 11 mois Mesi, une jeune Erythréenne. Et aujourd’hui, depuis un peu plus d’une année, on vit avec Sahra, une jeune Somalienne. On est définitivement conquises, et ma fille largement autant que moi !

Accueillir c’est si facile

Non, accueillir n’est pas compliqué. Il faut seulement faire le premier pas, le plus difficile : celui d’ouvrir sa porte, et son cœur, à une personne qu’on ne connaît pas. Très vite, nos accueillies ont fait partie de notre quotidien. Elles menaient leurs vies indépendamment de la nôtre, mais le partage des tâches s’est toujours organisé assez simplement (il suffit de fixer des règles ensemble dès le début !), avec des dîners et des activités communs réguliers. Et la langue, me direz-vous ? Et les différences de culture ?

Chacune de nos aventures a été différente : Tsering ne parlait quasiment pas le français et nous avons communiqué avec force gestes et mimes, Mesi parlait bien l’anglais et a progressé chaque jour en français, Sahra parlait déjà bien français à son arrivée chez nous et le parle incroyablement bien aujourd’hui. Ce qu’il faut retenir, c’est que dans tous les cas, ça MARCHE ! Et pour les différences interculturelles, il suffit d’échanger et de faire preuve de respect mutuel, c’est tout ! Bien sûr, il y a des petits moments d’incompréhension et de tension, mais n’est-ce pas le propre de toutes les familles ?

Accueillir c’est s’enrichir

Tsering, sa joie de vivre et ses momos (des raviolis tibétains). Mesi, sa gentillesse et ses grands yeux. Sahra, le soleil de notre maison et notre sœur, notre Sahra chérie. Voilà comment on pourrait résumer nos accueils.
Avec nous, elles ont certes eu une maison, mais elles ont surtout appris les codes de la société française et le français de tous les jours, ce qui est un grand atout pour mieux s’intégrer, trouver un travail, une formation…

Avec elles, Inès et moi avons, déjà, pris conscience de la chance que nous avions de vivre une vie si douce, mais nous avons aussi appris des mots de tibétain et de somali, découvert d’autres religions, d’autres plats, d’autres façons de vivre… et même de jouer aux petits chevaux ! Tsering, Mesi, Sahra, chacune nous a raconté une partie de son histoire, évidemment très dure. Mais ce que l’on retient de nos trois accueils, c’est surtout beaucoup beaucoup d’échanges et de joie ! Et que l’on veut continuer encore et encore…

Alors, ça vous dit d’accueillir ? Allez faire un tour sur www.jaccueille.fr.

Emmanuelle Chalaux
L'auteur :  Emmanuelle Chalaux

Emmanuelle a 42 ans et Inès, sa fille, en a aujourd’hui 13. Elles habitent à Palaiseau (en Essonne). Emmanuelle est éditrice, adore cuisiner, apprendre des langues étrangères et elle aime par dessus tout rencontrer des nouvelles personnes d’ici ou d’ailleurs !

Emmanuelle a 42 ans et Inès, sa fille, en a aujourd’hui 13. Elles habitent à Palaiseau (en Essonne). Emmanuelle est éditrice, adore cuisiner, apprendre des langues étrangères et elle aime par dessus tout rencontrer des nouvelles personnes d’ici ou d’ailleurs !

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