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Je cuisine avec la technique de la marmite norvégienne
En quelques mots !

Des techniques low-tech permettent de faire des économies d’énergie pendant la cuisson

Tout le monde peut utiliser le principe de la marmite norvégienne

Économiser 50% d’énergie pendant la cuisson

Un procédé astucieux permet d’économiser au moins 50%, si ce n’est bien plus, de l’énergie consacrée à la cuisson des plats, et qui ne coûte rien : ça vous tente ? Il s’agit tout simplement de la Marmite Norvégienne (MN), un procédé de cuisson en dehors des modes, dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Bien qu’on la redécouvre régulièrement sous des noms comme cuiseur thermos, wonderbox, etc., la MN désigne – depuis fin du XIXe- une caisse isotherme dans laquelle un plat dont la cuisson commencée sur le feu va continuer de cuire… sans feu.

J’ai découvert la MN par la littérature (elle était très en vogue pendant les deux dernières guerres) mais je ne m’y suis vraiment intéressée que lorsque j’ai commencé à cuisiner bio et selon un idéal de simplicité volontaire, il y a plusieurs années déjà. À l’époque, on ne trouvait quasi aucun renseignement sur la MN, et elle était toujours représentée par une grosse caisse en bois isotherme, bien isolée de façon à ce que le plat chaud à l’intérieur continue sa cuisson, sans feu. Ces caisses avaient l’inconvénient d’être encombrantes et leur construction réservée aux bons bricoleurs.

Place à la créativité et à la débrouillardise

Ces MN sous forme de gros caisson ne sont pas indispensables. On peut expérimenter avec trois fois rien le principe : une cocotte ou un faitout en fonte ou en inox avec un bon couvercle, une couverture qui fera office d’isolant… Un carton épais, une corbeille à linge ou autre pour y loger votre cocotte emmitouflée et c’est tout.  Pour bien garder la chaleur, la marmite (le récipient) doit être remplie, avec une bonne part de liquide selon les plats. Le passage par l’ébullition est nécessaire pour que le plat puisse continuer de cuire à température décroissante. Donc, vous portez votre plat à ébullition (de 1 minute -légumes coupés fins par exemple- à 30 minutes maxi pour les légumineuses, ce temps d’ébullition préalable s’estime à l’usage et selon les goûts), couvercle fermé. Puis vous le placez aussitôt dans la MN (ou emmitouflez votre récipient bouillant dans une doudoune ou autre) avec toutes les précautions d’usage.

C’est tout. Le plat finira de cuire tout seul : cela va de 30 minutes (certains légumes par exemple) à 2 ou 3 heures (légumineuses, certaines viandes…). Au minimum, compter le temps normal que ça prendrait en tout sur le feu. 2 ou 3 heures après, si votre MN conserve bien la chaleur, le plat est cuit, bien sûr, et suffisamment chaud pour être consommé sans risque. Attention à ne pas vous brûler en le sortant !  Au quotidien, il suffit de penser à cuisiner un peu en avance, c’est tout ! Pendant que le plat cuit tout seul, on peut se reposer ou faire autre chose, sortir… Au retour le repas chaud est déjà prêt ! Sur le plan gastronomique, les saveurs sont préservées, les plats sont plus goûteux.

J’ai tellement été subjuguée par la simplicité de ce procédé de cuisson, que j’ai voulu en savoir plus sur son histoire (pourquoi « marmite », « norvégienne » etc.), j’ai même écrit deux livres à son sujet et je lui ai dédié un blog.

Mireille Saimpaul
L'auteur :  Mireille Saimpaul

Mireille a 54 ans et elle se passionne pour la technique de la marmite norvégienne à tel point qu'elle a écrit deux livres à son sujet et qu'elle lui a dédié un blog.

Mireille a 54 ans et elle se passionne pour la technique de la marmite norvégienne à tel point qu'elle a écrit deux livres à son sujet et qu'elle lui a dédié un blog.

J’agis aujourd’hui

› Je découvre le principe de la cuisson lente

› Je me fabrique (ou j’achète) une marmite norvégienne

› Je cuisine en utilisant cette technique


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